Sagesses du 23 décembre

La sagesse est la connaissance des vérités éternelles appliquée à la vie.

1

Ayant ramené la philosophie du ciel parmi les hommes, Socrate fut le premier à la répandre parmi le peuple, en l’incitant à étudier la science de la vie, la morale humaine et les conséquences des actions bonnes et mauvaises.

Cicéron

2

Seule la propreté débarrasse le corps de ses parasites, et il en est de même des sociétés humaines. Que les sociétés humaines deviennent propres et saines du point de vue de l’esprit, et les parasites de l’Église et de l’État qui se nourrissent d’elles disparaîtront d’eux–mêmes, comme les insectes disparaissent d’un corps propre et sain.

3

L’érudition coïncide rarement avec la sagesse. L’érudit connaît beaucoup de choses, mais la plupart sont inutiles et douteuses. Le sage connaît peu de choses, mais tout ce qu’il connaît est nécessaire tant pour lui que pour les autres, et ce qu’il connaît, il le connaît avec certitude.

4

Celui qui apprend à se connaître lui‑même découvrira en lui‑même la source divine. Et, ayant reconnu cette source divine en lui, il agira et pensera désormais de manière digne de ce don divin.

Cicéron

5

Celui qui ne peut pas se servir de son cœur pour distinguer dans l’Évangile l’important de l’inutile ne pourra jamais apprendre cette distinction par aucune étude critique ; tandis que celui qui peut faire cette distinction n’a nul besoin de cette étude. Et c’est celui qui a besoin de l’Évangile pour guider sa vie, et non pour l’érudition, qui peut faire cette distinction.

6

Les sages ne sont jamais seulement érudits; les seuls érudits ne sont jamais sages.

Laozi

7

Les hommes de la science moderne se trompent sur ce que devrait être la tâche de la science : ils la voient non dans la définition de ce qui *doit être*, mais dans la description de ce qui *est*. Or, d’une manière ou d’une autre, nous savons déjà ce qui est, et sa simple description n’est nécessaire à personne. Les gens boivent du vin, fument du tabac, et la science s’efforce de fournir une justification physiologique à la consommation de vin et de tabac. Les gens s’entretuent, confisquent les terres ou les moyens de production au profit de quelques privilégiés, et les sciences — le droit et l’économie — sont utilisées pour justifier ces pratiques. Les gens croient à des absurdités, et la théologie est mise au service de cette justification.

La véritable tâche de la science devrait être la découverte de ce qui doit être, non ce qui est. La science actuelle, au contraire, se charge surtout de détourner l’attention des hommes de ce qui doit être et de l’attirer vers ce qui est — c’est‑à‑dire vers des choses que personne n’a vraiment besoin de savoir.

Comparée à toute autre connaissance, le bien de la sagesse est aussi indispensable qu’un vase d’eau dans le désert comparé à des sacs d’or.