Sagesses du 12 décembre

La bonté conquiert tout et elle‑même est invincible.

1

On peut tout résister, sauf à la bonté.

Rousseau

2

Ce n’est pas la condamnation du mal, mais l’exaltation du bien qui établit l’harmonie et l’unité dans la vie des individus et du monde. Un homme condamne le mal et celui qui le commet, mais cette condamnation même du mal et de ceux qui le commettent n’entraîne qu’une augmentation du mal ; en revanche, en méprisant le mal et en ne se fixant que sur le bien, on le détruit.

Lucy Mallory

3

Si une bonne action a un mobile caché, elle n’est plus bonne, et elle n’est pas bonne non plus si elle est motivée par une récompense. Le bien se situe en dehors de la chaîne des causes et des effets.

4

De même que les torches et les feux d’artifice pâlissent et deviennent invisibles sous la lumière du soleil, de même l’esprit, même le génie, ainsi que la beauté, s’effacent et sont éclipsés devant la bonté sincère du cœur.

Schopenhauer

5

Une douceur sans limites est le plus grand don et la plus grande possession de tous les véritables grands.

John Ruskin

6

Les plantes les plus délicates réussissent à s’ouvrir un chemin à travers la terre la plus dure, à travers les fissures de la roche. La bonté agit de même. Existe‑t‑il une lance, un marteau, un bélier qui puissent rivaliser avec la puissance d’un être humain bon et sincère ? Rien ne peut lui résister.

Thoreau

7

Où qu’il y ait un être humain, il y a aussi une occasion de faire quelque chose de bon pour lui.

Sénèque

8

Nous pensons aimer ceux que nous admirons, qui nous louent, qui nous font du bien, mais ce n’est pas de l’amour, ce n’est que de l’attachement ou un échange de services : il nous loue, et nous le louons en retour ; il fait du bien pour nous, et nous le lui rendons. Il n’y a rien de mauvais dans ce sentiment, mais ce n’est pas un véritable amour, pas l’amour de Dieu. L’amour véritable de Dieu consiste à aimer une personne non pas parce qu’elle nous est agréable ou parce qu’elle a fait du bien pour nous, mais parce que nous voyons en elle l’esprit de Dieu, comme en tout autre être humain.

Ce n’est qu’en aimant ainsi que nous pouvons aimer comme le Christ nous l’a enseigné : non seulement ceux qui nous aiment, mais aussi ceux qui sont mauvais envers nous et envers le monde entier, ceux qui sont nos ennemis. Et cet amour ne diminue pas parce que les autres nous haïssent, mais au contraire il devient plus fort et plus durable. Il prend de la force, car plus un être humain est rempli de haine, plus il a besoin d’amour. Et un tel amour est plus durable que l’amour passionné et réciproque, parce que les changements de ceux que nous aimons ne peuvent pas l’altérer.

Répondre à une parole haineuse par une parole bienveillante, offrir de l’aide en réponse à une insulte, tendre l’autre joue quand on nous a frappés — ce sont là des moyens sûrs de calmer la colère, à la portée de chacun en tout temps.