Sagesses du 19 décembre

Le véritable bien est toujours à portée de main. Il suit une vie bonne comme une ombre.

1

Dieu a placé directement devant nous, ou tout près, tout ce qui peut nous rendre meilleurs et plus heureux.

Sénèque

2

Il n’existe aucun corps si fort et si sain qu’il ne tombe jamais malade ; il n’existe aucune richesse qui ne disparaisse pas ; il n’existe aucun pouvoir qui ne puisse être miné. Tout cela est périssable et passager, et l’être humain pour lequel ces choses constituent sa vie connaîtra toujours l’anxiété, la peur, l’insatisfaction et la souffrance. Il n’atteindra jamais ses désirs et tombera précisément dans les choses qu’il veut éviter. Seule l’âme humaine est plus sûre qu’une forteresse imprenable. Pourquoi faisons‑nous tout ce que nous pouvons pour affaiblir ce seul rempart que nous possédons ? Pourquoi faisons‑nous ce qui ne peut nous procurer aucune joie spirituelle, au lieu de nous soucier de la seule chose qui peut donner à notre âme la paix ? Nous oublions tous que personne ne peut nous nuire si notre âme est pure, et que ce sont seulement notre manque de sagesse et notre désir de posséder des choses extérieures insignifiantes qui sont la cause de nos querelles et de nos haines.

Épictète

3

Celui qui consacre sa vie à parfaire son esprit ne peut pas être malheureux, car ce qu’il souhaite est toujours en son pouvoir.

Pascal

4

Le bonheur, le vrai bonheur, est lui‑même une vertu.

Spinoza

5

Les activités de ceux qui ne comprennent pas la véritable vie sont toujours tournées vers l’acquisition de plaisirs, la fuite de la souffrance et l’évitement de leur mort inéluctable. Mais leur désir de plaisir intensifie leur lutte, augmente la sensation de souffrance et rapproche la mort. Pour se cacher à eux‑mêmes l’approche de la mort, de tels hommes ne connaissent qu’un seul moyen : accroître toujours davantage leur plaisir. Or les plaisirs ont une limite, au‑delà de laquelle ils se changent en souffrance et en peur de cette mort qui approche sans cesse. Pour ceux qui ne comprennent pas la vie, la cause de cette souffrance est cachée dans le fait que ce qu’ils prennent pour plaisir ne peut être équitablement réparti entre tous et doit être arraché aux autres par la force. Or arracher aux autres ce dont ils ont besoin détruit la possibilité de bonne volonté universelle, de cet amour qui seul donne aux hommes le véritable bien. Ainsi, plus on dépense d’efforts pour atteindre de tels plaisirs, plus il devient difficile d’accéder au seul bien accessible à l’être humain : l’amour.

6

Il existe deux sortes d’états spirituels heureux : 1) une âme tranquille (une conscience pure) ; 2) un cœur toujours joyeux. Le premier s’obtient lorsque l’être humain ne se reconnaît coupable de rien et a une claire notion de l’insignifiance des biens terrestres ; le second est un don de la nature.

Kant

7

Faire de chaque instant de notre vie le meilleur possible, quel que soit le sort que la fortune nous réserve — favorable ou défavorable —, tel est l’art de la vie et le véritable avantage d’un être raisonnable.

Lichtenberg

8

Les joies les plus fiables et les plus pures de l’existence humaine sont celles qui se vivent sans trouble intérieur et se rappellent sans remords.

John Ruskin

Celui qui prétend que faire le bien le rend malheureux, ou ne croit pas en Dieu, ou fait quelque chose qu’il appelle « bon », mais qui n’est pas bon.