Faire pénitence, c’est voir toute l’étendue de son immoralité, de sa faiblesse. La pénitence est une condamnation de tout ce qu’il y a de mauvais en soi, une purification de l’âme et sa préparation à recevoir le bien.
Si un homme bon ne reconnaît pas ses fautes et cherche au contraire toujours à se justifier, il passera très vite du rang d’homme bon à celui de très mauvais homme.
Si tu as fait quelque chose qui mérite la censure, hâte-toi de le reconnaître toi-même.
Rien n’adoucit un cœur comme la reconnaissance de sa propre faute, et rien ne l’endurcit comme le désir d’avoir toujours raison.
— D’après le Talmud
Même si un homme éprouve dans son cœur une culpabilité devant Dieu mais ne l’admet ni devant les autres ni devant lui-même, cet homme sera toujours prêt à blâmer les autres, surtout ceux devant qui il est coupable.
Un homme bon est celui qui se souvient de ses péchés et oublie ce qu’il a de bon en lui ; et, inversement, un homme mauvais est celui qui se souvient de ce qu’il a de bon en lui et oublie ses péchés. Il est facile de pardonner aux autres quand on ne se pardonne pas à soi-même.
— Le Talmud
Celui qui a recouvert ses mauvaises actions passées par le bien brille dans ce monde obscur comme la lune par une nuit nuageuse.
— Le Dhammapada
Il est bon de se repentir de ses péchés tant qu’on a encore des forces. Se repentir, c’est purifier son âme et la préparer à la bonne vie ; c’est pourquoi il est bon de se repentir tant qu’il reste de la vitalité en l’être humain. Il faut ajouter de l’huile tant que la lampe brûle encore.
Un être humain a toujours eu conscience de sa finitude au milieu du monde infini, ainsi que de sa sinuosité, c’est-à-dire du fait de ne pas faire tout ce qu’il aurait pu et dû faire, mais qu’il n’a pas fait ; et il l’aura toujours, tant qu’il restera humain.
