Plus un être humain unit sa volonté à la volonté de Dieu, plus il est résolu dans ses actions.
Nous ne savons pas et ne pouvons pas savoir à quoi nous vivons, quelle tâche nous accomplissons pour la vie du monde ; mais nous savons que si nous accomplissons avec obéissance la volonté de Celui qui nous a envoyés, alors nous faisons ce qui doit être fait, et tout va bien pour nous. Un cheval attelé à une charrette ne peut pas savoir où, pourquoi et ce qu’il transporte ; mais s’il est doux et obéissant et tire la charrette, il sait qu’il travaille pour son maître, et tout va bien pour lui. Il en va de même pour les hommes. « Mon joug est doux et mon fardeau léger », a dit le Christ. Ce que Dieu veut de nous est facile et bon pour nous, tant que nous ne faisons que ce qu’il veut de nous.
Accomplis la volonté de Dieu comme si c’était la tienne, et il accomplira ta volonté comme si c’était la sienne ; renonce à ton propre désir afin de satisfaire le sien, et il fera en sorte que les autres renoncent à leurs propres désirs afin de satisfaire les tiens.
— Le Talmud
Quelle grande force il y a dans un être humain qui agit toujours selon la volonté de Dieu et lui obéit en toute chose !
— Marc Aurèle
Lorsqu’il y a des brigands qui dépouillent les gens sur une route, un voyageur ne part pas seul : il attend que quelqu’un d’autre parte avec une escorte de gardes, s’attache à lui et ne craint plus les brigands. Un être humain sage agit de même dans sa vie. Il se dit : « Il y a beaucoup de malheurs dans la vie. Où trouver protection ? Comment me garder de tout cela ? Qui dois-je attendre pour être mon compagnon de route afin de voyager ensemble en sécurité ? Qui dois-je suivre — celui-ci ou celui-là ? Dois-je suivre l’homme riche, le noble important ou le roi lui-même ? Me protégeront-ils ? Après tout, eux aussi se font voler et tuer, et ils subissent les mêmes malheurs que tout le monde. Il peut même arriver que celui avec qui je voyagerai m’attaque et me vole lui-même. Comment donc trouver pour moi un compagnon fort et sûr, qui me protégera et ne m’attaquera pas ? Qui dois-je suivre ? » Il n’y a qu’un seul tel compagnon véritable. Ce compagnon, c’est Dieu. C’est lui que tu dois suivre si tu veux éviter le malheur. Et que signifie suivre Dieu ? Cela signifie désirer ce qu’il veut, et ne pas désirer ce qu’il ne veut pas. Et comment y parvenir ? En comprenant ses lois et en les suivant.
— D’après Épictète
Un travailleur ne commencera à bien accomplir sa tâche que lorsqu’il comprendra sa situation. L’enseignement du Christ n’aura de pouvoir sur un être humain que lorsqu’il comprendra clairement que sa vie ne lui appartient pas, mais à Celui qui la lui a donnée, et que le but de la vie ne réside pas dans l’être humain, mais dans la volonté de Celui qui l’a donnée ; et qu’il doit donc l’apprendre et l’accomplir.
Tu ne désires rien ; ne crois pas que c’est là ce qui est requis ; ce qui est requis, c’est de désirer ce que Dieu désire.
— Amiel
Ne pense pas que ta situation soit telle qu’elle t’empêche de faire ce qu’un être humain est destiné à faire. En tout point de la terre, nous sommes également proches du ciel et de l’éternel.
— Amiel
La voie d’une bonne vie est étroite. Mais il est facile de la trouver. Nous la reconnaissons aussi aisément que nous reconnaissons une passerelle de planches jetée sur un marécage. Si tu t’en écartes d’un côté ou de l’autre, tu te retrouveras dans un marais de sottise et de mal. Si un homme raisonnable venait à s’y égarer, il remonterait aussitôt sur les planches ; un homme fou, lui, continuerait à s’enfoncer et il lui deviendrait toujours plus difficile d’en sortir.
