Quel peut être le salaire d’une bonne action ? Le salaire a déjà été reçu sous la forme de la joie ressentie en accomplissant cette bonne action. Tout autre salaire diminue cette joie.
Celui qui fait du bien à autrui se fait encore plus de bien à lui-même — non pas au sens où il recevra une récompense, mais au sens où la conscience d’avoir accompli une bonne action donne déjà une grande joie.
— Sénèque
Voici comment un saint homme priait Dieu au sujet des gens : « Ô Dieu ! Aie pitié de ceux qui sont mauvais, car tu as déjà fait preuve de miséricorde envers les bons : ils vont bien parce qu’ils sont bons. »
Faire le bien en exigeant une récompense, c’est détruire l’effet et la force de la bonté.
Les bienfaits que les autres nous font s’effacent très souvent sans laisser de trace, mais les bienfaits que nous faisons aux autres laissent toujours une marque.
Que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite.
— Matthieu 6:3
Certaines personnes attendent des récompenses ou de la gratitude pour un service rendu ; d’autres n’attendent ni récompense ni gratitude, mais elles n’oublient pas ce qu’elles ont fait, et considèrent les personnes pour lesquelles elles l’ont fait comme leurs débiteurs. Mais le vrai bien n’est vraiment bon que lorsqu’il est fait sans arrière-pensée, pour lui-même, et celui qui l’a fait ne cherche pas de récompense, agissant comme un arbre fruitier qui, lorsqu’il a porté ses fruits, se contente qu’ils soient utilisés par ceux qui en ont besoin.
Traite les gens avec bonté dans l’idée de tirer parti de leur gratitude, et tu n’obtiendras, comme tu le mérites, ni gratitude ni valeur pour ta bonté ; mais traite-les avec bonté sans aucun calcul, et tous les calculs te seront favorables ; en cela, comme en toute autre chose, qui veut sauver sa vie la perdra, et qui la perdra la trouvera.
— John Ruskin
Pratique chaque vertu et évite chaque vice. Une vertu engendre d’autres vertus, un vice engendre d’autres vices. La récompense de la vertu est la vertu, la punition du vice est le vice.
— Ben Azzai
C’est une joie de faire le bien. Cette joie est multipliée quand on sait que personne d’autre ne connaît le bien que l’on a fait.
