Sagesses du 10 mars

Ce qui donne la vie est le même en toute chose.

1

Tous les êtres vivants craignent la souffrance, tous les êtres vivants craignent la mort ; vois-toi dans chaque être vivant, ne torture ni ne tue, ne cause ni souffrance ni mort. Tous les êtres vivants veulent la même chose que toi, tous les êtres vivants tiennent à leur vie ; vois-toi dans chaque être vivant.

Le Dhammapada

2

Tout ce que tu vois, tout ce qui contient le divin et l’humain — tout cela est un : nous sommes tous les membres d’un seul grand corps. La nature nous a faits parents, nous a façonnés de la même matière et pour le même but. Elle a mis en nous l’amour mutuel et nous a rendus sociables et bienveillants ; elle a établi en nous la poursuite de la justice et le sens du devoir ; elle a décrété qu’il vaut mieux périr que détruire ; elle a ordonné que la main soit toujours prête à secourir. Nous sommes nés pour unir. Notre union ressemble à une arche de pierre, qui s’effondrerait si les pierres ne se soutenaient pas les unes les autres.

Sénèque

3

Un être humain ne peut trouver le bonheur qu’en servant son prochain et, grâce à ce service, il devient un avec le fondement de la vie du monde.

4

Je peux sentir et percevoir vivement mon unité avec les autres êtres humains. Je peux sentir, quoique dans une moindre mesure, la même unité entre moi et les animaux. J’en ai une conscience encore plus faible entre moi et les insectes et les plantes, et cette conscience disparaît complètement à l’égard des êtres microscopiques et télescopiques. Mais le fait de ne pas avoir d’organe sensoriel pour percevoir cette unité ne prouve pas qu’elle n’existe pas.

5

Il n’y a qu’un seul chemin de vie, et tôt ou tard nous le rencontrerons tous. La connaissance de ce chemin est trop clairement inscrite dans nos cœurs, la route est trop large et trop évidente pour que nous ne l’atteignions pas. Au bout de cette route se trouve Dieu, et il nous appelle à lui ; et il est si douloureux de voir les gens lorsqu’ils passent devant cette route, suivant la route de la mort. Le chemin de la vie est large, mais beaucoup ne le connaissent pas et suivent la route de la mort.

D’après Gogol

Écarte de toi tout ce qui t’empêche de sentir ton lien avec tous les êtres vivants.