Sagesses du 24 septembre

Il serait excusable de continuer à manger de la viande si cela était nécessaire et justifiable d’une quelconque manière. Mais il n’en est rien. C’est simplement une mauvaise action, pour laquelle il n’y a absolument aucune justification de nos jours.

1

Quelle lutte pour la survie ou quelle folie irrésistible nous a poussés à souiller nos mains de sang pour nous nourrir de chair animale ? Vous qui jouissez de toutes les nécessités et commodités de l’existence, pourquoi faites-vous cela ? Pourquoi calomniez-vous la terre, comme si elle était incapable de vous nourrir sans viande animale ?

Plutarque

2

Si nous n’étions pas si aveuglément soumis à la coutume qui nous asservit, pas une seule personne dotée d’un peu de bon sens ne pourrait se résigner à l’idée que nous devons tuer tant d’animaux chaque jour pour nous nourrir, alors que la terre bienfaisante nous fournit la plus diverse variété de trésors végétaux.

Bernard Mandeville

3

Vous me demandez sur quelle base Pythagore s’abstenait de manger de la viande animale ? Pour ma part, je ne comprends pas quel sentiment, quelle pensée ou quelle cause a dirigé le premier qui a osé profaner sa bouche de sang et a permis à ses lèvres de toucher la chair d’une créature tuée. Je m’étonne que quiconque tolère sur sa table les formes mutilées de cadavres et exige pour sa subsistance quotidienne ce qui, il n’y a pas si longtemps, était un être doué de mouvement, de sensibilité et de voix.

Plutarque

4

Les malheureuses créatures qui ont eu recours en premier à la consommation de viande peuvent être excusées par leur totale absence et manque de subsistance, car elles (les peuples primitifs) ont acquis leurs habitudes sanguinaires non par indulgence pour leurs caprices ou pour céder à une gloutonnerie anormale au milieu d’un excès de tout ce dont elles ont besoin, mais par nécessité. Mais quelle excuse avons-nous de nos jours ?

D’après Plutarque

5

L’une des preuves que la consommation de viande est contre-nature pour l’homme est l’indifférence des enfants à son égard et leur préférence constante pour les légumes, les produits laitiers, les biscuits, les fruits, etc.

Rousseau

6

Une brebis est beaucoup moins destinée à l’homme qu’un homme à un tigre, puisque le tigre est carnivore, mais l’homme ne l’est pas.

Ritson

Il y a une grande différence entre une personne qui n’a pas d’autre nourriture que la viande ou quelqu’un qui n’a jamais entendu parler du péché de manger de la viande et croit naïvement à la Bible qui l’autorise, et toute personne lettrée de notre temps, vivant dans un pays où il y a des légumes et des produits laitiers, et qui connaît tout ce que les maîtres de l’humanité ont dit contre la consommation de viande. Une telle personne commet un grand péché en continuant à faire ce qu’elle ne peut plus ne pas reconnaître comme mauvais.