Le doute ne détruit pas la foi, il la fortifie.
Je ne me charge pas de tracer la ligne infranchissable entre Dieu et nous. Les décisions de la volonté sont sans doute nôtres, mais dans la sphère supérieure, celle de la pensée et du sentiment libres, il est impossible de ne pas reconnaître sa présence. Tout ce qu’il y a de plus profond en nous n’est que son reflet. Il nous inspire constamment et n’arrête jamais d’agir par nous, tant que nous consentons à vouloir et à faire ce qu’il veut. Il assiste nos efforts moraux, nous soutient dans la vérité, accepte notre coopération dans la lutte contre le mal, et nous révèle une multitude de choses trop belles pour être exprimées en mots. Mais il nous quitte au moindre manquement.
— Martineau
L’incroyance ne consiste pas à croire ou non, mais à professer croire ce qu’on ne croit pas.
— Martineau
Il arrive qu’on cesse de croire à la vie de l’esprit. Ce n’est pas de l’incroyance, c’est une période de croyance à la vie corporelle. Celui qui comprend que sa vie est spirituelle se met soudain à craindre la mort. Cela arrive toujours quand il est troublé par quelque chose et recommence à croire à l’existence de la vie corporelle, comme on peut s’oublier au théâtre et croire que ce qui se passe sur la scène arrive vraiment, et en avoir peur. Il en va de même dans la vie. Mais dans ces moments d’illusion, un homme religieux sait que ce qui arrive dans sa vie corporelle ne peut lui enlever le bien de sa vraie vie. Dans les périodes de dépression, traite-toi comme si tu étais malade — reste tranquille.
Le sage peut se permettre de douter dans son moment le plus sage. La facilité du doute est le fondement de son assurance. La foi a à son service bien des doutes. Si je ne pouvais douter, je ne croirais pas.
— Thoreau
Ce n’est pas celui qui doute de l’existence de Dieu et souffre de ce doute qui est loin de Dieu, mais celui qui a cru la première chose qu’il a entendue sur l’existence ou la non-existence de Dieu, et ne doute pas de ce qu’on lui a dit.
