Plus les gens sont proches de la vérité, plus ils tolèrent les délires des autres. Et inversement.
Seuls les incroyants, c’est-à-dire ceux qui ne croient pas à un fondement spirituel de la vie et pensent que la foi consiste dans les artifices extérieurs qu’ils ont adoptés, peuvent être intolérants. Ils le sont parce qu’ils ne comprennent pas que la vraie foi ne dépend pas de la volonté humaine. C’est pourquoi, depuis les pharisiens qui ont traqué le Christ jusqu’aux administrateurs laïcs d’aujourd’hui, les incroyants ont toujours persécuté et persécutent encore les croyants. C’est aussi pourquoi ces persécutions non seulement n’affaiblissent pas, mais renforcent toujours la foi des croyants.
Dieu instille la foi dans le cœur humain avec l’aide de la conscience et de la raison. Il est impossible d’instiller la foi par la force et les menaces : la force et les menaces instillent l’horreur, non la foi. Ne condamne pas et ne reproche pas les incroyants et les égarés : ils sont déjà assez malheureux de leurs erreurs. Il s’ensuit qu’on ne devrait leur reprocher que si cela leur profite, mais au contraire cela les éloigne encore plus, leur causant du tort.
— Pascal
Il y a une règle indéniable qu’il faut toujours se rappeler : si une bonne action ne peut se faire sans dévier du bien, alors soit cette action n’est pas bonne, soit le moment n’est pas venu.
Rien n’est plus indigne d’un être rationnel que de pleurer sur le fait que ce que nos pères pensaient vrai s’est révélé faux. Ne serait-il pas mieux de chercher de nouveaux fondements unificateurs pour les remplacer ?
— Martineau
La foi, comme l’amour, ne peut être forcée. C’est pourquoi les tentatives d’introduire ou d’imposer la foi par des interventions étatiques sont risquées, car de même que forcer les autres à t’aimer provoque la haine, forcer les gens à croire provoque l’incroyance.
— Schopenhauer
Le rejet de la religion est une conséquence naturelle de l’intolérance et de la soif de pouvoir du clergé.
— Warburton
Les incroyants peuvent être aussi intolérants que les croyants grossiers.
— Duclos
La vraie foi ne dépend ni du soutien extérieur, ni de la violence, ni de l’éclat cérémoniel. Elle ne se soucie pas non plus de propagation. (Dieu a tout son temps. Mille ans valent un jour.) Celui qui veut soutenir sa foi par la violence ou des artifices cérémoniels, ou la propager plus vite, a peu ou pas de foi.
