Mieux vaut connaître peu de choses, bonnes et nécessaires, que beaucoup de choses inutiles et médiocres.
Quelle énorme richesse peut-il y avoir chez un petit élu ? bibliothèque. Société des personnes les plus sages et les plus dignes, sélectionnés parmi tous les pays civilisés du monde à travers des milliers d'années, nous a fourni ici dans le meilleur ordre les résultats de son étude et sa sagesse. Les gens eux-mêmes sont cachés et indisponible, ils pourraient être impatients si nous avons violé leur vie privée et interrompu leurs activités, peut-être les conditions sociales rendraient impossible la communication avec eux, mais une pensée qu'ils n'ont pas révélée même à leur meilleur amis, est écrit ici en termes clairs pour nous, les étrangers des gens d'un autre siècle. Oui, nous devons le plus aux bons livres les principales bénédictions spirituelles de nos vies.
— Ralph Waldo Emerson
La lecture ne donne que la matière première de la connaissance, c’est la réflexion qui la raffine et nous l’approprie. Nous sommes des ruminants et il ne nous suffit pas de nous bourrer de lectures pour nous constituer ; il nous faut mâcher et digérer nos lectures encore et encore pour qu’elles nous renforcent et nous nourrissent.
— John Locke
Prend garde ! la lecture d’une foule d’auteurs et d’ouvrages en tout genre pourrait tenir du caprice et de l’inconstance. Choisi des auteurs pour t’y arrêter et apprendre de leur pensée si tu veux y trouver des choses utiles. C’est n’être nulle part que d’être partout. Trop de livres divertissent de l’esprit. Lis donc les livres les plus estimés ; et si parfois tu en prends d’autres, comme distraction, par fantaisie, n’oublie pas de revenir aux précédents.
— Sénèque
Commencez par lire les meilleurs livres, sinon vous risquez de ne jamais les lire.
— Henry David Thoreau
Il ne faut donc lire que quand la source de la pensée personnelle tarit, ce qui arrive souvent même aux meilleures têtes. Mais chasser ses pensées originales pour prendre un livre en main, c’est un péché contre le Saint-Esprit.
— Arthur Schopenhauer
En littérature comme dans la vie : de quelque côté qu’on se tourne, on se heurte aussitôt à l’incorrigible populace de l’humanité. Elle existe partout par légions, remplissant tout, salissant tout, comme les mouches en été. De là la quantité innombrable de mauvais livres, cette ivraie parasite de la littérature, qui enlève sa nourriture au froment, et l’étouffe. Ils accaparent le temps, l’argent et l’attention du public, qui appartiennent de droit aux bons livres et à leur noble destination, tandis qu’eux ne sont écrits qu’en vue de grossir la bourse ou de procurer des places. Ils ne sont donc pas seulement inutiles, ils sont positivement nuisibles. Les neuf dixièmes de toute notre littérature actuelle ne tendent qu’à faire sortir quelques thalers de la poche du public. Auteurs, éditeurs et critiques ont fait un pacte sérieux à ce sujet.
La différence entre les poisons matériels et intellectuels est que la plupart des vrais poisons ont un goût dégoutant et que les poisons intellectuels, sous forme de journaux et de mauvais livres, sont souvent attractifs.
