Sagesses du 16 janvier

La fausse foi est la principale cause d’une mauvaise manière de vivre.

1

La vie humaine consiste à rendre plus sages les choses déraisonnables de sa propre vie. Pour cela, il faut faire deux choses : 1. voir dans toute sa profondeur l’absurdité de sa vie et continuer d’y prêter attention ; 2. voir avec une clarté totale la sagesse d’une vie possible. Celui qui perçoit pleinement l’absurdité de sa vie, ainsi que les conséquences désastreuses qui doivent en résulter, s’en détourne involontairement ; et, d’autre part, en percevant clairement la possibilité d’une vie sage, on tend involontairement vers elle. Ainsi, la tâche de tous les maîtres de l’humanité doit être de ne pas cacher le mal de l’insensé, et de présenter avec toute sa clarté le bien d’une vie sage. Mais la chaire de Moïse est toujours occupée par ceux qui ne marchent pas vers la lumière, parce que leurs buts sont mauvais ; et il en va donc toujours ainsi : ceux qui se présentent comme enseignants ne cherchent pas seulement à éclaircir l’absurdité de la vie présente et la sagesse de la vie à venir, mais, au contraire, cherchent à dissimuler l’absurdité de la vie présente et à miner la confiance dans la sagesse de la vie qui doit être. C’est là la raison de l’existence et de l’activité de la police, des forces armées, des lois pénales, des prisons, des orphelinats, des hospices pour les personnes âgées, des foyers d’accueil, des bordels, des asiles psychiatriques, des hôpitaux, des compagnies d’assurance, et de tous les établissements d’enseignement obligatoires, des institutions pour mineurs délinquants, et de bien d’autres choses encore. En dehors de la dissimulation du mal, chacune de ces institutions produit inévitablement davantage de mal, faisant croître de manière incontrôlable, comme une boule de neige, précisément le mal qu’elle est censée détruire. Si seulement un millième de l’effort consacré à l’établissement de tout cela, dont le but est de dissimuler le mal et qui ne fait que l’accroître, était utilisé pour combattre ce que toutes ces institutions servent à cacher, alors ce mal deviendrait clair pour nous, et il serait rapidement détruit.

2

Nous devons prêter la plus grande attention à nos affaires publiques, être prêts à changer d’opinion, à rejeter les anciennes vues et à assimiler les nouvelles. Nous devons abandonner nos préjugés et raisonner avec un esprit pleinement libéré. Le marin qui hisse toujours la même voile, quels que soient les changements de direction du vent, n’atteindra jamais son port.

Henry George

3

Pour améliorer leurs relations, les ouvriers et les capitalistes doivent abandonner l’ancienne loi de Moïse, « œil pour œil et dent pour dent », et mettre en pratique la loi de l’amour : traiter les autres comme on voudrait être traité soi-même.

Lucy Mallory

4

Les réformes imposées par la force ne corrigeront jamais le mal tant que les hommes resteront ce qu’ils sont ; c’est pourquoi nous ne pouvons espérer corriger le mal que par la diffusion de la bonté et de la raison, et non par un changement de la forme de notre vie.

5

Il suffit d’accepter directement et simplement l’enseignement du Christ pour voir la terrible tromperie dans laquelle chacun de nous vit.

Se soumettre aux exigences de la fausse foi est la principale cause du malheur des hommes.