Sagesses du 15 janvier

Le sens essentiel de l’enseignement du Christ réside dans l’établissement d’une communion directe de l’être humain — enfant de Dieu — avec Dieu le Père.

1

Vous demandez : quelle est l’essence principale du caractère du Christ ? Je réponds : c’est sa conviction dans la grandeur de l’âme humaine. Dans l’être humain, il voyait le reflet et l’image de la Divinité, et c’est pourquoi il aimait chaque personne, quelles que soient sa condition ou son caractère. Jésus regardait les hommes avec un regard qui perçait l’enveloppe matérielle — le corps disparaissait devant lui. À travers les habits des riches et les haillons des pauvres, il voyait l’esprit humain ; et là, au milieu des ténèbres de l’ignorance et des taches du péché, il découvrait des germes de force et de perfection capables d’un développement sans limites ; il découvrait une nature spirituelle et immortelle. En celui qui était tombé au plus bas, il voyait un être qui peut être transformé en ange de lumière. Mieux encore : il sentait qu’il n’y avait rien en lui que tout être humain ne puisse atteindre.

Channing

2

Dans la tendance actuelle de notre société, dans l’importance nouvelle de l’individu, lorsque les trônes s’écroulent et que les présidents et les gouverneurs sont forcés à chaque instant de se souvenir de leurs électeurs ; lorsque les comtés et les villes résistent à la centralisation, et l’électeur individuel à son parti — la société est menacée d’une véritable granulation, religieuse autant que politique. Bien sûr, chaque pauvre âme perd tous ses anciens appuis. N’est-ce pas mal ? N’est-ce pas dangereux ? Ce n’est pas mal, mais c’est la loi de la croissance. Une âme enfant doit apprendre à marcher seule. Au début, elle est désemparée, sans foyer ; mais ce rude dépouillement de tout soutien la pousse vers l’intérieur, et elle se découvre intacte ; elle se retrouve face à la Présence majestueuse, lit l’original des Dix Commandements, l’original des Évangiles et des Épîtres ; mieux encore, sa chapelle étroite s’élargit jusqu’à devenir la cathédrale bleue du ciel.

Emerson

3

On peut percevoir Dieu soit intellectuellement, soit moralement, par la foi. Une perception intellectuelle de Dieu est peu fiable et sujette à de dangereuses erreurs ; au contraire, une compréhension morale n’attribue à Dieu que les qualités qui exigent des actes moraux. Une telle foi est à la fois naturelle et surnaturelle.

D’après Kant

4

Ne cherchez pas seulement à mener une vie morale, visez au-delà de la morale.

Thoreau

Craignez tout ce qui se dresse entre vous et Dieu — l’Esprit qui demeure dans votre âme.