Il est imprudent de juger son prochain : tu n'y gagnes rien tout en causant du tort à toi-même et aux autres.
À la fin d'une soirée, quand l'un des invités prit congé et partit, les convives restants se mirent à le juger et dirent beaucoup de mal de lui. Il en fut de même pour le second qui partit. Tous les invités se séparèrent ainsi, jusqu'au dernier. « Permettez-moi de passer la nuit ici », dit le dernier invité. « J'ai entendu ce que tous ceux qui sont partis ont dû endurer, et j'ai peur pour moi. »
Un dicton dit : parle bien des morts ou tais-toi. Je pense qu'au contraire, nous ne devrions pas médire des vivants, car cela peut leur faire du mal et ruiner leurs relations avec les autres, mais des morts, de ceux dont on a coutume de dire des mensonges flatteurs, rien ne nous empêche de dire toute la vérité.
Ce qui rend le jugement des autres particulièrement mauvais, c'est qu'un jugement sur les fautes d'une personne, qui aurait pu être utile s'il avait été dit en face, est caché à celui à qui il aurait pu être utile et communiqué à ceux à qui il est nuisible, leur faisant ressentir des sentiments négatifs envers celui qui est condamné.
Sois sévère envers toi-même et indulgent envers les autres, et tu n'auras pas d'ennemis.
— Sagesse chinoise
Un homme cesse de juger les autres au moment où il se conquière lui-même.
Je connaissais un vieil homme qui étirait volontairement ses mots de façon qu'il s'écoule quelques secondes entre chaque mot. Il faisait cela délibérément, de peur de pécher par un mot.
Nous avons tous nos défauts, c'est pourquoi nous trouverons toujours en nous les choses que nous critiquons chez les autres. Pardonnons-nous donc mutuellement. Le pardon mutuel est la seule façon de vivre en paix.
Un mot est l'expression d'une pensée, une pensée est la manifestation du pouvoir divin, et par conséquent le mot doit correspondre à ce qu'il exprime. Il peut être indifférent, mais il ne peut et ne doit pas être l'expression du mal.
