La plupart des gens ont maintenant réalisé non seulement la futilité, mais aussi la folie et la cruauté de la guerre, mais ils ne peuvent s'en débarrasser parce qu'ils cherchent le remède dans les décisions générales de l'État plutôt que dans leurs propres actions, c'est-à-dire les actions des individus.
Il est impossible de ne pas accepter que le XIXe siècle s'efforce de s'engager sur un nouveau chemin. Les gens de ce siècle commencent à comprendre qu'il doit y avoir des lois et des tribunaux pour les nations et que les crimes d'une nation contre une autre, bien qu'ils se produisent à grande échelle, ne sont pas moins haineux que les crimes d'un individu contre un autre.
— Quetelet
Si l'on étudie les diverses activités humaines non pas superficiellement, mais en profondeur, on ne peut s'empêcher de faire une triste réflexion sur combien de vies sont perdues pour la continuation du royaume du mal dans ce monde, et sur comment ce mal est soutenu avant tout par l'institution des armées permanentes. La surprise et le sentiment de tristesse grandissent encore plus à la pensée que tout cela est inutile, que tout ce mal, si facilement accepté par la vaste majorité des gens, ne provient que de leur sottise, seulement de leur laisser s'exploiter par un petit nombre d'individus rusés et dépravés.
— Patrice Larroque
Les habitants de la planète Terre existent dans un état d'absurdité, de sottise et de stupidité tel que chaque jour on lit dans les journaux des pays civilisés des discussions sur les relations diplomatiques entre chefs d'État, dont les buts sont des alliances contre un ennemi supposé et la préparation de guerres, pendant lesquelles les gens permettent à leurs leaders de disposer d'eux comme du bétail mené à l'abattoir, semblant ignorer que la vie de chaque individu est sa propriété privée. Les habitants de cette étrange planète sont tous élevés dans la conviction qu'il y a des nations, des frontières et des bannières, et chacun a un sens si faible d'humanité que ce sentiment disparaît complètement devant la notion de patrie. Accordé, si seulement nos penseurs pouvaient tous s'entendre, cet état de choses pourrait changer, car personne ne veut la guerre. Mais il y a des unions politiques dont le résultat est l'existence de millions de parasites, et ce sont ces parasites qui ont besoin de la guerre, et ce sont eux qui empêchent les gens d'atteindre la concorde.
— Flammarion
Un moyen de tuer un ours est de suspendre une lourde bûche au-dessus d'un baquet de miel. L'ours écarte la bûche pour atteindre le miel. La bûche revient et le frappe, rendant l'ours en colère. L'ours pousse alors la bûche avec plus de force, ce qui ne fait que la faire frapper plus fort l'ours à son retour. Cela continue jusqu'à ce que la bûche tue l'ours. Est-ce vraiment le cas que les humains ne peuvent agir plus rationnellement que les ours ?
La guerre est un meurtre. Et peu importe combien de gens se rassemblent pour commettre un meurtre ou ce qu'ils choisissent de s'appeler, le meurtre reste le pire péché du monde.
Tant que nous reconnaissons le pouvoir de l'État et son droit de gouverner les gens, d'imposer des taxes, d'établir des tribunaux et de punir, la guerre ne finira jamais. La guerre est le résultat du pouvoir de l'État.
