Sagesses du 3 février

Le bien pour l’âme est à ce que la santé est pour le corps : on ne le remarque pas quand on le possède.

1

Ceux qui sont vraiment vertueux ne se considèrent pas comme vertueux, et c’est ce qui les rend vertueux. Ceux qui ne sont pas vraiment vertueux n’oublient jamais leurs vertus, et c’est pourquoi ils ne sont jamais vertueux. La vraie vertu ne se proclame pas et ne se met pas en avant. La fausse vertu se proclame et se met en avant. La vraie bienveillance ne se connaît pas elle-même et n’essaie pas de se mettre en valeur. La fausse bienveillance se proclame et cherche à se mettre en valeur. La vraie justice n’apparaît que lorsque c’est nécessaire, et ne cherche pas à se faire valoir. La fausse justice apparaît partout et tente de s’imposer. La vraie décence n’apparaît que lorsqu’il le faut et ne cherche pas à se mettre en avant. La fausse décence apparaît partout et, lorsque personne n’y répond, contraint les autres à obéir à ses règles par la force. Quand la vraie vertu disparaît, il reste la bienveillance ; quand la bienveillance disparaît, il reste la justice ; et quand la justice disparaît, il reste la décence. Les règles de la décence ne sont qu’une apparence de la vérité et le commencement de tout désordre.

Laozi

2

Un être humain véritablement vertueux essaie de suivre un chemin droit jusqu’au bout. Faire la moitié du chemin puis perdre ses forces — voilà ce qu’il faut craindre.

Sagesse chinoise

3

La vertu humaine doit posséder la qualité d’une pierre précieuse, qui conserve invariablement sa beauté naturelle quoi qu’il lui arrive.

Marc Aurèle

4

Fais le bien en secret et éprouve du regret chaque fois que d’autres l’apprennent, et tu apprendras la joie de faire le bien. La conscience d’une vie bonne, sans l’approbation des autres, est la meilleure récompense d’une vie bonne.

5

L’être humain accroît son bonheur dans la mesure où il rend les autres heureux.

Bentham

6

La volonté de Dieu à notre égard est que nous vivions par le bonheur et la vie les uns des autres.

John Ruskin

7

De même que le bien d’une plante consiste dans la lumière, de sorte qu’une plante qui n’est couverte de rien ne peut pas demander et ne demande pas dans quelle direction elle doit croître ni si la lumière est bonne ou non, ni si elle doit attendre une autre lumière meilleure, et qu’elle prend au contraire la seule lumière qui existe dans le monde et pousse vers elle, de même un être humain qui a renoncé à l’intérêt personnel ne se demande pas comment il doit aimer, s’il doit aimer ceux qu’il aime maintenant, ou s’il existe un autre amour meilleur que celui qui est possible maintenant ; il s’abandonne plutôt à cet amour qui lui est accessible et qui se trouve devant lui.

8

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. L’amour n’est amour que s’il est sacrifice de soi. Ce n’est que lorsqu’un être humain s’oublie lui-même et vit la vie de celui qu’il aime — ce n’est que cet amour-là qui est vrai, et ce n’est que dans cet amour que nous trouvons la béatitude, la récompense de l’amour. Et c’est seulement l’existence d’un tel amour parmi les hommes qui maintient le monde uni.

Rien n’embellit autant votre vie et celle des autres qu’une habitude établie de faire le bien.