Dans notre monde, la vraie foi a été remplacée, dans sa plus grande partie, par l’opinion publique : les gens ne croient pas en Dieu, ils croient à ce que les autres enseignent.
Le principal et le plus commun moyen de nier l’existence de Dieu consiste à admettre toujours que l’opinion publique a absolument raison et à ne donner aucune importance à sa propre conscience de Dieu.
— John Ruskin
Dieu offre à tout esprit le choix entre la vérité et le repos. Choisis ce que tu veux — tu ne peux jamais avoir les deux. Entre ces deux pôles, l’homme oscille comme un pendule. Celui en qui l’amour du repos prédomine acceptera la première croyance, la première philosophie, le premier parti politique qu’il rencontrera — très probablement celui de son père. Il obtient le repos, l’aisance et la réputation ; mais il ferme la porte de la vérité.
— Emerson
Le malheur et le mal des gens ne viennent pas tant du fait qu’ils ignorent leur devoir que du fait qu’ils prennent pour devoir ce qui ne l’est pas.
L’Église, l’État et la société possèdent certaines formes typiques qui modèlent les pensées des jeunes gens. Et lorsque vient le moment où les qualités uniques d’une nouvelle génération devraient se manifester, il s’avère que leurs pensées se sont déjà ossifiées dans ces formes et ne sont plus capables d’assimiler quoi que ce soit de nouveau.
— Lucy Mallory
La foi ne se décide pas à la majorité. Celui qui pense qu’une majorité désigne la vraie foi ne sait pas ce qu’est la foi.
Vraiment, toute société qui part de cette hypothèse du « Non-Dieu » arrivera bien à quelque résultat ou deux. L’univers étant intrinsèquement un Peut-être, un « immense canular » trop probable, pourquoi un canular moindre nous étonnerait-il ? Tout cela est conforme à l’ordre de la nature ; et des fantômes traversant les rues avec un grand fracas, de bout en bout de notre existence, n’étonnent personne.
— Carlyle
La cause de la situation où notre société est tombée réside dans le fait que les gens des classes supérieures vivent sans aucune foi, certains cherchant à remplacer l’absence de foi par l’hypocrisie, en faisant semblant de croire aux formes religieuses extérieures, d’autres par une proclamation courageuse de leur athéisme, d’autres encore par un scepticisme raffiné, d’autres enfin par la reconnaissance du droit à l’égoïsme et son élévation au rang d’enseignement religieux. La cause de la maladie est le rejet de l’enseignement du Christ dans son sens véritable, c’est-à-dire plein et entier. Il n’existe qu’une seule manière de guérir cette maladie : reconnaître le sens plein de cet enseignement. Et à notre époque, cette reconnaissance n’est pas seulement possible, elle est nécessaire.
La cause principale du mal dont souffrent les hommes aujourd’hui est le fait que la majorité des hommes de notre temps est dépourvue de toute foi.
