L’humanité avance imperceptiblement mais constamment vers la réalisation du royaume de Dieu, atteint par l’unité aimante.
Chaque individu et l’humanité entière doivent tous deux se transformer, passant d’un état inférieur à un état supérieur, sans pause dans leur croissance, dont la limite est en Dieu lui-même. Tout état est la conséquence d’un état passé. La croissance se produit constamment et imperceptiblement, comme celle d’un embryon — de telle sorte que rien n’interrompt la chaîne des états successifs de ce développement continu. Mais si l’être humain et l’ensemble du genre humain sont destinés à se transformer, alors cette transformation doit se faire dans le travail et la souffrance de l’être humain et du genre humain.
Avant de devenir grand, avant d’entrer dans la lumière, il faut avancer dans les ténèbres, endurer la persécution, livrer son corps pour sauver son âme ; il faut mourir — mourir sur la croix pour renaître en une vie plus puissante et parfaite. C’est ce que Jésus nous enseigne par sa parole et son exemple. Et après dix-huit siècles, ayant achevé un des cercles de son développement, l’humanité s’efforce à nouveau de se transformer. Les anciens systèmes, les anciennes sociétés, tout ce qui constituait l’ancien monde est détruit ou en voie de l’être — et les nations vivent désormais parmi les ruines dans l’horreur et la souffrance. À la vue de ces ruines, de ces morts qui ont eu lieu ou qui vont avoir lieu — prenez courage. Ce qui s’en va est un vêtement usé d’un Être éternel ; ce qui tombe est une feuille d’automne. Quand le soleil se couche, l’hiver approche, mais après l’hiver vient le printemps et le souffle vivifiant. Et ce temps arrive.
— Lamennais
Non, la parole du Dieu Tout-Puissant n’a pas encore été pleinement exprimée, et sa pensée n’a pas encore été entièrement révélée. Il crée et continuera de créer pendant des ères, un laps de temps que l’esprit humain ne peut concevoir. Les siècles passés ne nous ont révélé que des fragments de sa création. Notre travail ne sera jamais achevé. Nous en ignorons à peine la source et en méconnaissons totalement le but final : l’âge de la connaissance et des découvertes n’en élargit que les limites. D’un siècle à l’autre, il s’élève vers des destinées inconnues de nous, cherchant sa loi, dont nous discernons à peine quelques lignes.
— Giuseppe Mazzini
Augmente toujours, avance toujours ; ne t’arrête jamais et ne recule ni ne dévie jamais. Celui qui s’arrête n’avance pas ; celui qui ne poursuit pas recule ; celui qui se plaint dévie.
Ne te satisfais jamais de ce que tu es si tu veux devenir autre chose, car là où tu t’arrêtes, là tu restes. Et si tu dis : « J’en ai assez » — tu es fini.
— Augustin
Aime ce que tu fais, mais n’aime pas ce que tu as fait.
— S. Makovsky
Je suis venu jeter un feu sur la terre ; et comme je voudrais qu’il fût déjà allumé ! Pensez-vous que je sois venu donner la paix à la terre ? Non, vous dis-je, mais la division.
— Luc 12:49, 51
La vie, tant des individus que de l’humanité entière, est un combat sans fin entre la chair et l’esprit. Dans ce combat, l’esprit reste toujours victorieux, mais sa victoire n’est jamais définitive et le combat ne s’achève jamais ; c’est là l’essence de la vie.
Le but de la vie est que tous ses phénomènes soient imprégnés d’amour ; la transformation lente et graduelle de la vie mauvaise en vie bonne ; la création de la vraie vie (car seule la vie aimante est vraie) ; la naissance de la vraie vie, c’est-à-dire aimante.
Une guerre intestine entre raison et passion se livre en l’être humain. Celui-ci pourrait avoir une certaine paix s’il n’avait que la raison sans passion, ou la passion sans raison. Mais comme il possède l’un et l’autre, il ne peut éviter le combat, il ne peut faire la paix avec l’un sans combattre l’autre. Il est toujours en division et en contradiction avec lui-même.
— Pascal
Le monde humain se perfectionne constamment, et la conscience de ce progrès constitue l’une des meilleures joies de l’être humain, qui s’accroît encore pour chacun par la possibilité de participer à ce progrès.
