La joie parfaite, selon les paroles de François d’Assise, consiste à pouvoir supporter un reproche immérité, à endurer pour cela une souffrance corporelle, et à ne pas ressentir d’inimitié envers la cause du reproche et de la souffrance. La joie consiste à percevoir la vraie foi et l’amour, de sorte que ni le mal des hommes ni sa propre souffrance ne puissent les violer.
« Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner de trompette devant toi, comme le font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. »
— Matthieu 6:1–2
Avant tout, lorsque tu es condamné pour avoir fait le bien, réjouis-toi au lieu de t’attrister.
— D’après Marc Aurèle
Ne pas être triste lorsque les gens ne te connaissent pas ou ne te comprennent pas est la qualité d’une personne véritablement vertueuse.
— Sagesse chinoise
Quand ils te critiquent et te condamnent : sois heureux ; quand ils approuvent tes actes : sois inquiet et déçu.
La calomnie et les mauvaises opinions fausses dont tu ne peux pas te justifier sont la meilleure école de bonté.
Quand tu rencontres d’autres personnes, afin de te tester et de détruire ton orgueil, il est bon de prendre l’habitude d’attendre d’elles non pas approbation et louange, mais au contraire humiliation, insultes et fausses opinions à ton sujet.
Ce qu’on appelle « sainte folie », c’est-à-dire un comportement qui amène les gens à te condamner et à t’attaquer, est injuste dans la mesure où il pousse les gens à commettre de mauvaises actions ; mais il est compréhensible et désirable comme épreuve unique de ton amour pour Dieu et pour ton prochain.
