Il y a en notre âme quelque chose qui n’est pas soumis à la mort. Nous pouvons soit avoir conscience de ce quelque chose, soit l’ignorer.
Celui qui connaît les autres est habile ; celui qui se connaît lui-même est éclairé. Celui qui vainc les autres est fort ; celui qui se vainc lui-même est puissant. Celui qui, au moment de mourir, sait qu’il est indestructible, est éternel.
— Laozi
Les hommes naissent et vivent seulement comme certaines déterminations de Dieu, qui ne peuvent donc pas être détruites — elles peuvent disparaître de notre vue, mais elles ne peuvent pas être détruites.
Le fait qu’un homme ait mis plus de temps qu’un autre à traverser mon champ de vision ne m’oblige nullement à attribuer plus de vie réelle au premier et moins au second. Si je vois une personne passer devant ma fenêtre, peu importe qu’elle marche vite ou lentement, je sais avec certitude que cette personne existait avant que je ne la voie et qu’elle continuera d’exister après avoir disparu de ma vue.
Je ne crois en aucune des religions existantes et ne peux donc pas être accusé de suivre aveuglément une tradition ou d’être influencé par mon éducation. Mais toute ma vie, j’ai réfléchi le plus profondément possible à la loi de notre vie. Je l’ai cherchée dans l’histoire de l’humanité et dans ma propre conscience, et je suis devenu fermement convaincu que la mort n’existe pas ; que la vie ne peut être autre chose qu’éternelle ; que le perfectionnement éternel de soi est la loi de la vie ; que toute faculté, toute pensée, toute aspiration qui m’a été donnée doit avoir son développement pratique ; qu’il existe en nous des pensées et des aspirations qui dépassent de très loin les possibilités de notre vie terrestre ; que c’est précisément le fait que nous ayons ces aspirations et que nous ne puissions pas en retracer l’origine dans nos sens qui prouve qu’elles nous viennent d’une sphère au-delà de la terre, et qu’elles ne peuvent être accomplies qu’en dehors d’elle ; que rien ne meurt ici sur terre sinon les différentes formes de matière, et que penser que nous mourons parce que nos corps meurent revient à penser qu’un ouvrier est mort parce que ses outils sont usés.
— Giuseppe Mazzini
Celui qui sait que le fondement de sa vie est l’âme est hors de tout danger. Lorsqu’il ferme les portes de ses sens à la fin de sa vie, il ne ressent aucune inquiétude.
— D’après Laozi
Dieu est la vie éternelle et universelle dans le temps et l’espace infinis. Il est tout ce qui existe, et il n’y a pas d’autre dieu que Dieu. Tout est en lui, rien n’est hors de lui. Et donc toute existence est une manifestation de sa vie, et chaque fois qu’une nouvelle vie naît, elle ne vient pas du néant, mais de lui ; et à la mort, elle ne cesse pas d’exister, mais retourne à lui.
— Enfantin
La vraie vie est au-delà du temps et de l’espace, et par conséquent la mort ne peut changer que la manière dont la vie se manifeste dans ce monde, sans pouvoir en aucun cas détruire la vie elle-même.
Personne ne peut te faire croire à l’immortalité, et tu ne peux pas te convaincre toi-même que tu es immortel. Pour avoir foi en l’immortalité, il faut que l’immortalité soit réelle, et pour qu’elle soit réelle, il faut voir sa vie dans ce qui est immortel.
Tu ne peux croire à une vie future qu’après avoir établi dans ta conscience une relation nouvelle au monde, une relation qui ne puisse entrer dans les limites de ta vie.
Vis avec la partie de ton âme qui se perçoit comme immortelle, celle qui ne craint pas la mort. Cette partie de ton âme, c’est l’amour.
